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Articles avec #enfant catégorie

2013-09-15T10:00:55+02:00

Angie, 13 ans, disparue - Liz Coley

Publié par Sabrina Richard Auteur
Angie, 13 ans, disparue - Liz Coley

Le mot de l'éditeur :

En camp de vacances, Angie, 13 ans, disparaît… Elle revient chez elle, persuadée de s’être seulement égarée quelques heures. En réalité, trois ans se sont écoulés.

Trois ans sans le moindre souvenir, si ce n’est de profondes cicatrices aux chevilles et aux poignets, et une étrange bague à l’annulaire.

Tout laisse à penser qu’Angela a vécu l’enfer…

Mais que s’est-il réellement passé ? Et pourquoi a-t-elle tout oublié ?

Mon avis :

C'est un thriller très sombre, dur, que nous livre Liz Coley. Au travers des séances avec son psy, Angela nous dévoile petit à petit ses impressions sur ce qu'elle a vécu.

Un matin, après 3 longues années d'absence (qui pour elle n'ont duré qu'une poignée d'heures), Angie se retrouve devant sa maison après avoir été poussée d'une camionnette. Elle passe la porte comme si de rien n'était, et dit simplement "Maman, c'est moi !"...

Imaginez le choc pour ses parents, sans nouvelles d'elle depuis 3 ans ! Et l'incompréhension de cette enfant qui se retrouve dans le corps d'une adolescent de 16 ans !

Au fil du récit on découvre toute l'horreur de ces années de captivité mais on ne peut imaginer le final, comme un coup de poing en pleine tête.

Un thriller dont vous vous souviendrez longtemps et qui est, pour le moment, uniquement disponible chez France Loisirs (et à mon avis, il devrait défrayer la chronique, lorsqu'il sera disponible en librairie vu qu'il a été élu par le Top Lecteurs de FL).

"Angie, 13 ans, disparue" de Liz Coley

Éditions : France Loisirs (références : 631950)

Prix : 19,50€

Extrait :

1

Interrogatoire

— Et maintenant, rentre chez toi…

Angie sentit une légère poussée entre ses omoplates. Elle trébucha, bras en avant pour ne pas perdre l'équilibre.

— Non ! protesta-t-elle, faisant volte-face, mais il n'y avait personne.

Un frisson la parcourut et elle secoua la tête pour s'éclaircir les idées. Une fois ce vertige dissipé, elle rouvrit les yeux, éberluée. C'était bien son impasse. Son quartier. Le soleil en était à la moitié de son ascension dans un ciel d'azur. Les vents chauds de Santa Ana ébouriffaient les liquidambars. Un liseré rouge ourlait les feuilles et de grosses boules hérissées de piquants jonchaient le trottoir. En août ?

Un poids alourdissait sa main gauche – un simple sac en plastique. Où était son attirail de camping ? Elle souleva le sac pour voir son contenu, et c'est là que la bizarrerie de la situation la frappa. Surprise, elle le lâcha et examina sa main. Quelque chose clochait… Ce n'était pas sa main. Ce n'étaient pas ses doigts. Ceux-ci étaient trop longs, trop fins. Et un étrange anneau d'argent parait son médium. Sa peau était sèche, rêche. Des cicatrices sombres encerclaient ses poignets comme des bracelets. Elle retourna sa main droite pour étudier les crevasses et les cals dans ses paumes, serra le poing pour voir. Pas comme… d'habitude.

De nouveau, elle pivota sur elle-même pour regarder en arrière. Comment était-elle arrivée jusqu'ici ? Elle ne se rappelait pas avoir autant marché. Elle se trouvait… dans les bois, non ? C'était si troublant.

Son ventre gronda, et sa main droite se plaqua dessus – plat, musclé. Et puis, d'où sortait cet affreux chemisier ? Fleurettes et ruchés ? Pas du tout son style. Ni Liv ni Katie n'auraient acheté ceci. D'ailleurs, quand bien même, elle ne le leur aurait pas emprunté.

Elle ramassa le sac et contempla un assortiment de fringues qu'elle ne connaissait pas. Un vague dégoût remplaça le creux dans son estomac. Elle se sentait planer, désorientée, déconnectée.

Son regard suivit les contours des maisons. De ce côté-là, tout était familier, Dieu merci. Les voitures en stationnement avaient l'air normales, et cela la rassura jusqu'au moment où elle vit Mme Harris pénétrer dans son garage avec une poussette. Or, Mme Harris n'avait pas d'enfant.

Elle piqua un sprint, sensible pour la première fois aux ampoules de ses pieds, aux courbatures de ses jambes. À la maison, il fallait rentrer à la maison. Évidemment. Elle s'était égarée dans les bois, mais elle était revenue à la maison.

Sa main chercha à tâtons la clé sous le paillasson, après quoi elle ouvrit la porte rouge.

— Maman ! appela-t-elle. Maman, c'est moi !

Elle franchit le seuil.

Dévalant l'escalier, le visage transformé en un criant masque d'incrédulité, sa mère éclata en sanglots. Elle lui ouvrit les bras, sans voix, la gorge nouée.

— Maman ! dit Angie dans ses cheveux. Arrête, tu m'étouffes…

Elle lâcha le sac qui toucha terre avec un petit bruit mat, chassa une mèche de cheveux maternels collés à ses lèvres. Des fils d'argent se mêlaient aux souples boucles brunes.

— Moi, je t'étouffe… ?

Desserrant son étreinte, sa mère la tint à bout de bras pour mieux la dévorer du regard.

— Moi, je t'étouffe… ?

Son rire résonna, pareil à un aboiement dur, hystérique.

— Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu ! Un miracle ! Merci, mon Dieu ! Merci…

Et de lever les yeux au plafond :

— Merci…

À l'étage, on tira la chasse d'eau, et une voix masculine lança :

— Margie, c'est quoi ce vacarme ?

— Oh, ton père… lui chuchota-t-elle. Il va…

Elle ne pouvait plus parler. Son visage était blanc. Trop rond et blanc.

Des pas sur le palier meublèrent le silence. L'espace d'un instant, son père se tint là, les mains plaquées sur ses joues. Croisant celui d'Angie, son regard s'embua.

— Angela ? C'est vraiment toi… ?

Sa voix s'étrangla. Angie regardait alternativement ses parents.

— Euh… Qu'est-ce… qu'est-ce qui se passe ?

Ce n'était pas juste elle. Il y avait un truc aussi de leur côté. Un frisson glissa entre ses omoplates.

— Angel ?

Papa avait parlé dans un souffle. Il se tenait sur le palier, pétrifié. Ses cheveux noirs étaient devenus tout gris. Ses yeux mouillés de larmes semblaient avoir cent ans.

Le cœur d'Angie se mit à battre très vite et ses pieds la démangèrent comme s'ils avaient envie de détaler.

— Vous me foutez les boules…

— Nous, on te… ?

De nouveau, ce rire hystérique.

— Angie, où… où étais-tu passée ?

— Quelle question… ! répondit Angie.

Elle en avait des crampes à l'estomac.

— Je campais avec les scouts…

Cette façon de la manger du regard, c'était très gênant.

— Oui, je campais, répéta-t-elle, plus fermement.

Son père se mit à descendre l'escalier.

— Tu campais, répéta-t-il à son tour. Tu campais ?

Sa voix monta dans les aigus.

— Pendant trois ans ?

Angie ferma au verrou la porte de la salle de bains et s'y adossa. Sa serviette éponge, blanc crème avec des roses, était suspendue à la barre, là où elle l'avait laissée. Odeur d'assouplissant. Jamais elle n'avait été aussi contente de voir une serviette éponge. Ça, c'était impeccable. Nickel. Pas comme ses parents.

Se moquaient-ils d'elle ? Étaient-ils devenus fous ? Elle ne pouvait pas avoir disparu pendant trois ans. Ce n'était pas le genre de choses qui… s'oublie.

Elle ouvrit le robinet, puis se mira dans la glace. Des yeux d'un gris limpide la dévisagèrent à leur tour. Sur le coup, elle en oublia de respirer.

Cette fille aurait pu être sa sœur aînée – plus grande, plus mince. Ses pommettes étaient modelées alors qu'Angie avait les joues rebondies. Son visage était blafard alors que celui d'Angie était hâlé, grâce à la piscine. Elle avait de longs cheveux blond cendré, alors qu'Angie les avait dégradés et châtain clair. L'« autre » avait des biceps, la peau terne, des cicatrices anciennes, et également ceci, qui faisait d'elle une inconnue : des seins en pomme. Angie baissa les yeux sur sa propre poitrine. Merde. Des nichons ? Première nouvelle !

Elle effleura le dernier bouton de son chemisier, craignant de regarder.

Des coups à la porte la firent sursauter.

— Angela ! Angela, pour l'amour du ciel, ne fais rien !

La voix de son père était paniquée.

— Ne fais rien… !

Elle tourna le verrou et ouvrit la porte.

— Je ne…

Son visage s'empourpra de honte. Quelle honte ?

Le visage paternel était tendu. Une goutte de sueur perla sur son front. C'était fascinant. Angie réalisa qu'une moitié de menton seulement avait été rasée.

Il évita son regard, louvoyant vers la droite. Sa voix était sourde et enrouée.

— L'inspecteur Brogan sera là dans un quart d'heure. Il a dit de ne toucher à rien de ce qui pourrait constituer un indice.

— Un indice de quoi ? demanda-t-elle.

Le bruit de l'eau qui coulait ponctua le silence pesant tandis qu'il hésitait sur la réponse à donner. Son attention se fixa sur le lavabo.

— Oh, Seigneur… Angela. Tu ne t'es pas lavée… si ?

Elle souleva ses bras crasseux. La terre était si incrustée dans les plis et les pores qu'elle en était grisâtre.

— Quel indice ? répéta-t-elle. Un indice de quoi, papa ?

La bouche de son père se déforma pendant quelques instants. La goutte de sueur se mit à dégouliner.

— Un indice de ce qui a pu se passer…

Elle le regarda avec perplexité, déroutée. Le front de son père se plissa. Des cernes creusaient ses yeux.

— Tu ne vois pas du tout de quoi je parle ?

Angie se sentit stupide. Il attendait quelque chose de sa part. Quoi ? Mystère, mais elle sentait frémir sa colère. Émue, elle le rejoignit, lui enlaça la taille. Sa tête arrivait maintenant au niveau du menton paternel.

— Je t'aime… dit-elle.

Il se raidit sensiblement, s'écarta. Elle avait dû commettre un impair. Ses bras retombèrent le long de son corps. Elle se sentit glacée, au-dedans comme au-dehors.

— Je dois… je vais finir de me raser, dit-il à la cantonade, détournant la tête. Ferme le robinet. Descends. Va l'attendre avec ta mère…

Il traversa le couloir et referma la porte de la chambre derrière lui.

Angie eut vaguement la sensation qu'elle aurait dû pleurer. Mais tout était enchevêtré, glacé en elle, bloqué comme quand on retient son souffle dans l'attente d'une grande douleur. Elle se serait bien rongé un ongle, mais il était sale. « Indice ». De nouveau, son ventre se contracta. Indice de quoi ?

L'anneau à sa main gauche attira son attention. Pourquoi ne parvenait-elle pas à se rappeler où elle l'avait acheté ? Cette question la rendait étrangement nerveuse, et l'ébauche d'une migraine lui enserra les tempes. Elle ôta l'anneau et le déposa dans le porte-savon. La douleur s'estompa. C'était sans doute à Livvie, ou à Katie. Mieux valait ne pas trop y penser.

Le rasoir électrique ronronnait quand elle redescendit l'escalier. Soudain, elle se figea à mi-chemin, les pieds cloués à la marche, suspendue telle une enfant craintive entre le premier étage (papa) et le rez-de-chaussée (maman). Son pouls scandait les secondes. Quelqu'un approchait. Un inspecteur, avait dit papa. Elle surveilla la porte d'entrée où une ombre finit par troubler la vitre dépolie.

Sa mère se précipita hors de sa cuisine pour répondre au toc-toc.

Un grand type aux cheveux roux s'encadra sur le seuil. Sa mère se jeta dans ses bras en étouffant un sanglot. Il lui tapota le dos et leva les yeux vers le palier, où Angie hésitait encore.

Ses yeux s'écarquillèrent.

— Angela… murmura-t-il. Bienvenue à la maison.

Il se dégagea et lui tendit la main droite – mi-invitation, mi-poignée de main.

— Tu ne descends pas… ?

On lui avait parlé d'un « inspecteur » mais il portait un jean avec un accroc au genou, une chemise sombre à carreaux, aux manches retroussées jusqu'aux coudes. Il paraissait à l'aise, relax. Il paraissait… stupéfait.

2013-07-16T20:30:19+02:00

L'arbre de Noël - Terence Young - Film

Publié par Sabrina Richard

Film réalisé en 1969 par Terence Young avec Bourvil, William Holden, Virna Lisi et Brook Fuller (dans le rôle de Pascal).

Synopsis :

"Comme chaque année, depuis qu'il a perdu sa mère, Pascal revient à Paris pour passer les vacances avec son père Laurent. Ils partent en Corse, et au cours d'une promenade en mer, un avion explose au dessus de leur embarcation et une bombe retenue par un parachute tombe lentement dans l'eau. Laurent qui était en plongée n'a rien vu. Il décide de ramener Pascal à Paris pour lui faire subir des examens medicaux qui s'avèrent négatifs. Quelques jours plus tard, Pascal revient d'une promenade avec une marque bleuâtre à la tempe."

Bon film à toutes et à tous.

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